centre d'échange et de création des arts de la scène

Le Schmilblick

Maëlle Puéchoultres / Résidence 2024

Le Schmilblick est, selon l’inventeur du terme Pierre Dac, un objet “rigoureusement intégral” dont le caractère “bassement utilitaire” n’a jamais été envisagé. En somme, un objet parfaitement inutile et donc absolument indispensable. C’est ce caractère gratuit et composite que défend Le Schmilblick, collectif d’une dizaine d’artistes transrégionaux et transdisciplinaires. Autant bureau de production que groupe artistique, accompagnant et mutualisant la production des projets qu’il porte, attaché à la transdisciplinarité de ses propositions et aux variétés de formes qu’il accompagne (cirque, création en espace public, théâtre en salle, performance plastique...), Le Schmilblick cherche à promouvoir et à soutenirla jeune création et la représentation de modes d’existence marginaux. Majoritairement composé de de diplômé.e.s d’écoles supérieures (ENS, Ecole de la Comédie de Saint Etienne, ENSATT, ENSAM), il accompagne plusieurs spectacles et créations, dont Les oiseaux sont faux de Maëlle Puéchoultres.

Maëlle Puéchoultres – Metteuse en scène et autrice

En 2017, après des études en classes préparatoires littéraires et une formation d’art dramatique au CRR de Versailles, elle entre à l’École Normale Supérieure, où elle étudie le théâtre et se forme sous la direction d’Anne-Françoise Benhamou ainsi que d’autres intervenants (Thierry Thieu Niang, Kossi Efoui, Guillaume Poix, David Geselson, Lionel Parlier).

Fin 2019, après un stage de dramaturgie à la Manufacture de Lausanne supervisé par Célie Pauthe, elle part un an en qualité de lectrice de français à l’université de Yale, aux États-Unis. Auditrice à la Yale School of Drama et pratiquant la danse contemporaine, elle y compose aussi son premier protocole chorégraphique, Watching, Doing, Feeling, inspiré de recherches neurologiques sur les neurones miroirs et du phénomène zoologique des murmurations. Il est interprété par une quinzaine d’étudiants au Center for Collaborative Arts and Media de Yale en décembre 2019. Elle se forme aussi au Bharatanatyam auprès de la danseuse Shalini.

De retour en France, elle reprend une formation de jeu au conservatoire du 12e arrondissement de Paris. Elle participe par ailleurs en tant qu’actrice au travail de la compagnie Alba Reda Théâtre et de la compagnie  La  Dernière avant la  fin  du monde.

Elle travaille également comme assistante à la mise en scène et à la dramaturgie pour le spectacle en espace public Faute de tout pour faire un monde, dystopie rétrofuturiste de la Compagnie Ici-même, mis en scène par Mark Etc et créée dans le In du  festival d’Aurillac 2022. En 2020, elle rejoint le collectif d’À-côté et son projet La traversée du vide, proposant une série d’interventions performées et documentées le long de la diagonale du vide, en lien et en discussion avec ses habitants.

Tour à tour (mais souvent de concert) théoricienne et praticienne, Maëlle Puéchoultres travaille au développement des pratiques intermédiales dans le champ du théâtre. Elle commence en 2021 une thèse sous la direction de Brigitte Prost et de Laetitia Zecchini, entre l’Université Rennes 2 et le CNRS, sur l’histoire des adaptations théâtrales et chorégraphiques de pièces indiennes en Europe. Les Oiseaux sont faux est le premier texte dramatique qu’elle signe seule, et sa deuxième mise en scène.

Résidence(s) à Lilas en Scène